
Comment se forment les jumeaux ?
Les jumeaux dizygote ou faux »jumeaux »
: 70% des jumeaux
En règle générale, l’ovaire ne relâche
qu’un ovule par cycle, lequel est lui-même fécondé
par un spermatozoïde, ce qui donne un seul œuf et se
traduit par la naissance d’un seul enfant à l’issue
de la grossesse. Toutefois, un phénomène naturel
ou artificiel d’hyperstimulation ovarienne peut entraîner
l’expulsion simultanée dans la trompe, au cours de
même cycle menstruel, de deux ovocytes qui seront l’un
et l’autre fécondés par deux spermatozoïdes
et se transformeront en deux œufs différents. Les
jumeaux fraternels à naître, nantis chacun d’un
patrimoine génétique spécifique( comme dans
le cas de frères ou de sœurs d’âges différents),
et qui pourront être de sexes et de groupes sanguins différents
n’auront en commun, sauf hasard, que deux choses : avoir
été fabriqués au même moment par le
même père et la même mère et avoir cohabité
neuf mois durant dans le même ventre, en disposant chacun
de sa cavité amniotique et de son placenta . « on
observe parfois une confluence des placentas, indique le professeur
Yves Ville, gynécologue obstétricien à l’hôpital
de Poissy-Saint-Germain-en-Laye. C’est que l’espace
dans l’utérus maternel est restreint ! Au bout d’un
moment, les placentas deviennent suffisamment gros pour se toucher.
Ils font masse commune et n’arrive plus à voir, à
l’échographie, qui est qui ; Mais ils sont collés
plus que fusionnés. Les bébés peuvent passer
à travers la membrane quand elle est rompue ( par une amniocentèse,
notamment), mais cela reste rarissime »
Les jumeaux monozygotes ou »vrais
jumeaux » : 30% des jumeaux
Ils sont issus d’un même œuf, donc d’une
seule fécondation par un seul spermatozoïde. Dotés
du même patrimoine génétique, il s’agit
de deux être strictement identiques à la naissance
( même sexe, même caractéristiques biologiques),
les caractères acquis se chargeant, avec le temps, de nuancer
la perfection de leurs ressemblance. Selon le stade du développement
ou se produit l’accident précipitant le dédoublement
de l’œuf fécondé, on distingue 3 types
de vrais jumeaux :
Les jumeaux bichoriaux biamniotiques
25% des vrais jumeaux
Le clivage de l’œuf, les concernant, a lieu très
précocement : 4 jours après la fécondation.
Deux morulas, deux blastocystes, deux boutons embryonnaires et
finalement deux cavités amniotiques et deux placentas se
forment. Sur le plan du développement et de la grossesse,
les jumeaux biamniotiques bichoriaux se comportent donc exactement
comme de faux jumeaux, c'est-à-dire comme deux voisins
de palier déconnectés l’un de l’autre
dans l’utérus maternel ; A la naissance, la seule
façon de vérifier leur identité génomique
est de procéder à des tests ADN.
Les jumeaux monochoriaux biamniotiques :
73% des vrais jumeaux
La coupure d » l’œuf en deux moitiés égales
se produit cette fois entre 4 et 8 jours après la fécondation,
au stade blastocyste. A la clé : la formation de deux cavités
amniotiques séparées ( à chacun sa poche)
mais reliées à un même placenta
Les jumeaux monochoriaux monoamniotiques
:
2% des vrais jumeaux
Lorsque le dédoublement se situe entre 8 et 12 jours après
la fécondation, la cavité amniotique étant
déterminée, deux individus, chacun au bout de son
cordon, se retrouvent à se développer dans la même
poche et dépendent d’un placenta unique. Dans de
très rares cas, quand le clivage survient entre 12 et 15
jours, cela donne des jumeaux conjoints ou siamois, une anomalie
décelable par échographie et qui selon la localisation
et son degré de gravité, peut se révéler
opérable ou non.
La fréquence des jumeaux siamois, extrêmement faible
en Occident, est 10 fois plus importante en Inde.

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