
L'infécondité
féminine
Il
faut différencier :
L'infécondité
primaire qui désigne une femme n'ayant jamais
eu de gestation (le terme de gestation désigne le fait
de porter un ou plusieurs enfants).
L'infécondité
secondaire qui désigne le fait d'avoir déjà
eu une grossesse, indépendamment de la durée de
celle-ci (qu'elle soit parvenue à terme ou pas).
Causes
Les
causes retenues susceptibles d'expliquer une infécondité
féminine sont (liste non exhaustive) :
-Une anomalie des ovaires
-Une anomalie des hormones
-Une anomalie de la glaire cervicale (à type d'insuffisance
oestrogénique, de destruction des glandes cervicales,
de conséquence d'électrocoagulation, etc...)
-Une malformation de l'utérus de nature congénitale
(prise de distilbène par la mère entraînant
un utérus hypoplasique), de sténose de l'isthme,
de synéchies de l'utérus, de polypes, d'endométrite,
d'hyperplasie etc...
-Une infection du col de l'utérus (endocervicite)
-Une malformation de l'endomètre (couche de cellules
tapissant l'intérieur de l'utérus)
-Une atteinte des trompes de Fallope empêchant une fécondation
ou une nidation. Les principales causes sont les séquelles
d'une infection, les séquelles d'une intervention chirurgicale
(appendicite, chirurgie gynécologique suite à
la présence d'endométriose, de diverticules, d'aplasie).
-Une cause ovarienne explique environ 20 % des stérilités
féminines. Le plus souvent, il s'agit d'une anovulation
(absence d'ovulation) que l'on suspecte à la suite d'anomalies
des règles et que l'on met en évidence grâce
à la courbe ménothermique ou aux dosages hormonaux.
Il peut s'agir également d'une destruction d'une partie
de l'ovaire due à une endométriose, à une
tumeur de l'ovaire (kystes), à une intervention chirurgicale,
à un syndrome des ovaires polykystiques, à un
syndrome de Turner, à un dysfonctionnement des ovaires,
à une ménopause précoce.
-Des malformations du vagin à type de syndrome de Rokitansky-Kuster-Hauser,
de malformations vaginales, de présence de cloisons vaginales,
etc...
-Une dyspareunie : il s'agit de douleurs au moment du coït
(rapport sexuel) chez la femme sans qu’il existe une contracture
de la vulve. Cette douleur peut être permanente ou intermittente.
-Un vaginisme : contraction douloureuse des muscles du vagin
empêchant le coït normal.
-Des perturbations hormonales concernant la glande thyroïde
ou les glandes surrénales
-Un dysfonctionnement (mauvais fonctionnement) de l'hypothalamus
ou de l'hypophyse ou des deux à la fois peut, plus rarement,
expliquer une fécondité féminine. Il est
possible de retrouver une hyperprolactinémie (excès
de sécrétion d'hormone prolactine).
-La prise de neuroleptiques
-Une tumeur de la glande hypophyse ou un syndrome de Sheehan
(nécrose de l'hypophyse survenant après accouchement)
-Une anorexie mentale
-Une aménorrhée psychogène
