Dés
qu’un spermatozoïde s’arrime à l’ovocyte,
des milliers de petites poches (granules corticaux) sous la
membrane plasmique, explosent. Leur contenu s’accumule
entre cette dernière et al membrane pellucide pour former
la zone périvitelline ; ce mécanisme bloque en
principe quasi instantanément toute tentative de pénétration
d’un autre spermatozoïde.
Un réveil brutal
Les jeux sont fait : aucune clé ne peut plus entrer dans
la serrure, ce qui réduit la probabilité d’une
fécondation multiple. Chose importante, l’ovule
envahi par un spermatozoïde se réveille, littéralement.
C’est qu’un œuf, de manière générale,
est une cellule qui vit en état de grande quiétude,
son métabolisme tourne au ralenti. Il y a peu de mouvements,
peu de production d’énergie. La pénétration
du spermatozoïde et la libération, par ce dernier,
d’une molécule baptisée « Sperm factor
», va agir comme une espèce d’interrupteur
général et réactiver toute la machinerie
cellulaire.