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A quel age peut on commencer ?

C’est au Cours Préparatoire, donc vers six ans, que l’enfant commence véritablement l’apprentissage de la lecture. Pourtant, il entre plus tôt dans le monde de l’écrit. Dans son environnement, en famille, à l’école maternelle, il acquiert les techniques qui lui seront nécessaires pour son futur apprentissage (observation, mémorisation, reconnaissance auditive et visuelle…), il enrichit son vocabulaire et améliore son langage.
Les Instructions Officielles de l’Éducation Nationale recommandent d’étaler l’apprentissage sur les trois années du cycle 2 : activités de préparation à la lecture en Grande Section, apprentissage systématique en CP et en CE. L’objectif ambitieux étant « de conduire chacun à vouloir lire, à savoir lire, mais aussi à aimer lire ».

Le maître utilise des supports variés :
• le livre, dont la découverte, la manipulation et l’utilisation sont indispensables ;
• le manuel scolaire ;
• des instruments et des documents divers : les dictionnaires, l’ordinateur, la presse, certains jeux éducatifs, les références élaborées en classe avec le concours des élèves (tableaux, répertoires, panneaux d’affichage…).
Toutefois, il ne s’agit là que d’un éventail des possibles et l’entière liberté est laissée à l’enseignant.
Extrait de : www.apprendre-a-lire.com/index.htm

Apprendre à lire est avant tout une question d’attitudes et de motivation. L’enfant doit sentir l’importance et l’intérêt de savoir lire en d’autres termes il doit découvrir l’aspect fonctionnel de l’écrit. Comme l’oral l’écrit remplit des fonctions bien différentes. L’écrit est présent partout dans notre environnement quotidien, les occasions ne manquent pas, il suffit de les exploiter. A 5 ans la plupart des enfants reconnaissent les inscriptions des magasins, des rues qui leur sont familières. Ces apprentissages peuvent être stimulés en amenant l’enfant à interagir avec l’écrit: préparer la liste d’épicerie avec lui, en ramassant les prospectus publicitaires et en demandant à l’enfant de les découper et de les coller sur une feuille soit de recopier les inscriptions sur les étiquettes en fonction de son niveau. Au magasin, l’enfant en possession de sa liste essaie de retrouver les produits sur les rayons.
Le rythme de développement de l’apprentissage varie d’un enfant à l’autre et il faudra savoir le respecter. Il n’est pas question de programmer l’apprentissage comme certaines méthodes le proposent. L’enfant est son propre programmateur et en révélant ses comportements, ses difficultés, ses questions, nous indique ce qu’il est capable d’apprendre à un moment donné. On n’apprend pas à lire pour apprendre l’alphabet et la grammaire mais par ce que l’on désire découvrir ce qui se cache derrière les signes qui se trouvent sur une feuille de papier. Il faut toutefois enseigner la grammaire et l’alphabet mais un peu plus tard.
Il est difficile de définir exactement à quel âge un enfant est prêt à apprendre à lire. Toutefois les recherches sur les lecteurs précoces indiquent que les enfants commencent à s’intéresser à l’écrit entre 2 et 3 ans, âge auquel l’enfant est capable d’exprimer des besoins autres que j’ai faim, j’ai mal, j’ai soif etc. et manifeste sa curiosité pour tout ce qui l’entoure.
Dès l’âge de 2 ans il peut être important de commencer à offrir des livres à l’enfant. Il existe à présent d’excellentes collections de livres pour les tout jeunes enfants qu’ils peuvent manipuler facilement. Prendre l’habitude de lire une histoire à l’enfant avant de se coucher est une des activités qui stimule le plus le goût pour l’écrit et développe chez lui le processus de compréhension. Ce moment devrait être ressenti comme un moment privilégié propice au partage des sentiments. La lecture du soir ne devrait pas être vécue comme une obligation ou une routine où s’installerait l’ennui. Le parent doit aider l’enfant à dégager le sens de ce qui est écrit, lui faire partager ce qu’il ressent quand il lit, l’amener à découvrir les émotions des personnages, à anticiper les séquences de l’action, à reconstituer l’histoire à partir de la fin, à dégager la cause d’un événement, à faire des liens avec sa propre expérience...
Lire n’est pas une activité passive. Lire implique un ensemble d’activités mentales assez complexes que l’enfant apprend à exercer lorsqu’on lui raconte des histoires. Si l’enfant prend l’habitude de suivre dans son livre en écoutant l’histoire, il finira par associer certains mots dits à leurs correspondants écrits; c’est ce que l’on appelle la lecture globale.
Prendre l’habitude de faire raconter l’histoire à l’enfant après la lecture développe sa capacité de traiter des informations dans sa mémoire, de communiquer des informations relativement complexes et de prendre conscience de l’importance d’être attentif et actif quand on écoute une histoire. C’est aussi l’occasion pour les parents d’évaluer la compréhension de l’enfant et de la stimuler en dégageants avec lui les constituants du récit: "Comment s’appelait le petit garçon? Qu’est-ce qui lui est arrivé? Pourquoi pleurait-il?"
La lecture d’un livre est aussi l’occasion d’apprendre des conventions de l’écrit. Laisser l’enfant choisir le livre et l’ouvrir. S’il commence par la dernière page, tourner le livre à l’endroit et attirer son attention sur la page couverture en lui montrant l’illustration et le titre qui marquent le début de l’histoire. Lui faire tourner les pages du livre et suivre le texte avec le doigt pour le sensibiliser à l’orientation de l’écrit: habituer l’enfant aux termes de gauche à droite, de bas en haut, qui lui permettront de comprendre les directives de l’apprentissage scolaire. La lecture devra intégrer ces activités de façon naturelle et sous forme de jeu et ne devront pas nécessairement revenir chaque fois. Dès qu’une activité n’est plus perçue comme un jeu par l’enfant il vaut mieux l’interrompre, reprendre la lecture ou passer à un autre jeu plutôt qu’ennuyer l’enfant.
Un peu plus tard on pourra commencer à l’introduire aux concepts de lettres, mots et phrases. Cet apprentissage est plus complexe et prendra plus de temps › lettres magnétiques, lotos, dominos, livres, comptines, émissions pour enfants, papier et crayon.
Les premières années de la vie sont déterminantes pour les apprentissages ultérieurs, c’est au cours de celles-ci que l’enfant prend conscience du rôle et de l’importance de l’écrit. Ce n’est que dans la mesure où l’enfant éprouvera du plaisir à interagir avec l’écrit qu’il sera stimuler à le maîtriser.
Dans notre société l’écrit est un facteur de promotion sociale et par conséquent de sélection. L’utilisation des nouvelles technologies ne fait que renforcer cette constatation

Qu’est-ce que l’apprentissage précoce de la lecture ?

Apprendre à lire avant six ans est couramment qualifié de précoce. Il faut toutefois bien distinguer deux cas :

• celui où l’enfant montre spontanément un vif désir d’apprendre. Dans ce cas, et pour répondre à sa soif de découverte, il sera nécessaire de lui proposer des supports de lecture variés mais surtout d’être très attentif à son niveau de fatigue et de lassitude. L’apprentissage devra être adapté au rythme de l’enfant, à ses envies, mais aussi à la disponibilité de ses parents ; Certains enfants manifestent l’envie d’apprendre à lire avant six ans. Il s’agit des enfants qui demandent souvent ce qui est écrit, qui repèrent, mémorisent, ordonnent certaines lettres, reconnaissent des mots… Si votre enfant adopte ce genre d’attitude, rien ne vous oblige à attendre l’âge de l’entrée au CP pour commencer l’apprentissage de la lecture. Vous pouvez alors utiliser une méthode de lecture, par exemple celle de Marie-Christine Olivier, à condition de rester vigilant et de ne jamais contraindre l’enfant à franchir trop vite les étapes.

• celui où l’adulte suscite une demande au lieu de la satisfaire. Le danger est alors « la robotisation » du jeune lecteur, qui se voit contraint de répondre à la pression des adultes, même s’il ne semble pas, a priori, s’en plaindre. La relation parent-enfant peut en souffrir : il n’est pas rare que les parents, même inconsciemment, montrent des signes d’impatience ou de déception devant les difficultés rencontrées par leur enfant. Ces signes peuvent être assimilés par l’enfant à un « désamour » et le climat de confiance indispensable à la réussite de l’apprentissage risque d’en pâtir.

Pour en savoir + sur le sujet : http://perso.wanadoo.fr/range/solutions.htm


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