
Ecole
Summerhill

source
: http://www.boarding-school-finder.com/hp_1416_4_4.html
La
pédagogie des enfants rois
La
première école Summerhill a été
fondée en 1921 près de Dresden (Allemagne) par
l'instituteur et pédagogue Alexander Sutherland Neill,
précurseur de l'éducation non-directive. Les écoles
Summerhill sont des internats privés, dans lesquels des
enfants et adolescents de 5 à 17 ans sont scolarisés
selon les principes d'autogestion et de non-directivité.
Contrairement aux écoles traditionnelles, les écoles
Summerhill n'imposent ni examens, ni cours obligatoires. Les
élèves sont libres d'établir leur propre
emploi du temps. À Summerhill, ce n'est pas la manière
d'enseigner qui importe, mais l'envie d'apprendre de l'enfant.
Neill, qui s'est inspiré des découvertes psychanalytiques
de Sigmund Freud, voulait donner aux enfants la possibilité
de vivre leur propre vie, et se refusait à les "modeler
au profit de la société de consommation occidentale".
Selon lui, "il n'est pas nécessaire d'exercer une
contrainte sur l'enfant pour le conduire à évoluer
vers la maturité et l'acceptation des impératifs
de la vie sociale". Dans ces écoles, tout est organisé
en fonction des désirs des enfants. Cette pédagogie
met enfants et adultes sur le même pied d'égalité,
cependant liberté ne signifie pas pour autant anarchie;
des règles de sécurité sont imposées
et respectées par tous.
Les
règles et les devoirs
Summerhill
est une communauté de 75 enfants de 5 à 16 ans,
répartis en trois groupes suivant leur âge et d'une
douzaine d'adultes, sans compter le personnel de service. La
plupart sont internes. L'enseignement structure la communauté
mais ce n'est pas l'essentiel. Le plus gros du temps et de l'énergie
est consacré à la gestion de la vie quotidienne
dans tous ses aspects. Le « self-government » est
l'épine dorsale de Summerhill. Cette autogestion n'est
pas une demi-concession, c'est un style de vie qui fonctionne
grâce à des réunions régulières
facilitant les expériences, les changements. Une mobilité
et un développement permanents, non pas suscités
par une bureaucratie anonyme ou un maître charismatique
mais par l'observation, l'interaction de chacun, la discussion,
la diplomatie. Chacun exerce son droit à influencer directement
la communauté dans laquelle il vit. Tout peut être
remis en question
Même à Summerhill il y a des règles. Mais
là encore, on est bien loin des méthodes des écoles
traditionnelles. En effet, ce sont les enfants eux-mêmes
qui établissent, au cours "d'assemblées générales",
les règles indispensables au bon fonctionnement de l'école.
Un système de séparation des pouvoirs basé
sur des principes démocratiques permet de réguler
le quotidien des élèves des internats Summerhill.
Le Comité, le Tribunal et le Meeting se partagent les
tâches. Chaque semaine, les élèves et les
éducateurs se rassemblent dans leur Tribunal pour débattre
des différents problèmes et prendre des décisions
tous ensemble. Les sanctions sont par exemple de faire la vaisselle,
donner un coup de main au théâtre etc.
Le Meeting est un rassemblement législatif au cours duquel
les règles et les lois de l'école sont votées.
Chaque participant à une voix (élèves,
professeurs et éducateurs) et c'est la majorité
qui l'emporte.
En revanche, seule la direction a le pouvoir de décision
dans les domaines suivants: santé, sécurité
et administration.
En
définitive, la pédagogie de Summerhill repose
sur un schéma social différent, sur une attitude
nouvelle: "La paix mondiale ne dépend ni des mathématiques,
ni de la chimie, elle dépend d'une attitude nouvelle,
qui accorderait plus d'importance à la vie émotionnelle."
("Hearts, not Heads in the School", Alexander Sutherland
Neill).
