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Tout adulte constate un jour que les enfants ne se contente
pas de jouer « sagement » et de manière
créative, mais qu’ils ont également
parfois des comportement agressifs.
Ils jouent
-à l’accident, provoquant des collisions
de voitures, de trains, avec des blessés ou des
morts
-à l’incendie, jouant le rôle de la
victime affolés, tantôt celui des pompiers
affairés ;
Au tremblement de terre, faisant s’écrouler
à grands cris leurs constructions
-au combat souvent de manière épouvantablement
réaliste, avec de nombreuses variantes ;
Face
à ces jeux de combat et de destruction, il ne semble
pas exister de remède pédagogique. Selon
la psychanalyste Anna Freud, les enfants vivent chaque
jour des situations d’angoisse, ou leur impuissance
leur est prouvée, ou leur petitesse et leur faiblesse
leur apparaissent clairement. Or, ils veulent être
forts, tout-puissants, toujours à la hauteur, et
l’expérience du contraire les plonges dans
la colère ; cette rage s’exprime alors dans
un désir de puissance et une envie de destruction.
L’enfant devine cependant l’interdiction qui
pèse sur ces sentiments et les refoule dans l’inconscient
; ce n’est que dans le jeu qu’ils resurgissent
: en jouant, l’enfant peut faire tout ce que l’éducation
lui défend. Il peut se défouler en vivant
l’interdit sous une forme permise. Le jeu l’aide
donc à résoudre des conflits psychologiques
inconscients, il a un effet purificateur et libérateur.
De ce fait, il faut accepter, dans une certaine mesure,
les jeux agressifs des enfants et éviter d’intervenir
immédiatement chaque fois qu’un différend
naît entre deux enfants, mais rester à proximité,
être vigilent et n’agir que lorsque la situation
le nécessitera. |