Porte
bonheur
Jeudi
16 février 2006
A mon journal, 20h36
Aujourd’hui, j’ai enfilé mon nouveau
tailleur blanc. Pantalon coupe droite, veste cintrée
avec un joli décolleté. Le problème
avec le blanc c’est que c’est salissant.
Il faut faire très attention car on a vite
l’air négligé. Le blanc a le don
de rendre votre journée lumineuse et cela reste
quand même assez sobre. On a tout de suite l’air
chic, pour un peu que l’on rajoute une broche.
Dans ma ville il devient difficile de se garer, aussi
je suis obligée de prendre les transports en
commun. Cela ne me dérange pas, on voit pas
mal de gens, on ne s’ennuie pas. C’est
vrai que prendre sa voiture pour tomber dans les embouteillages,
c’est moué bof. Je n’envie vraiment
pas les gens qui parcours des kilomètres pour
allez a leurs boulot. J’ai la chance d’être
a 5mns du tramway. Donc je ne m’en prive pas.
Je recharge chaque mois carte transport pour 38 euros
par mois et je circule librement sur le réseau
des transports en communs.
Donc me voilà en route faisant mon parcours
habituel jusqu'à mon arrêt sans encombre
majeur.
Je monte dans le tramway, il n’y a pas le choix
de la place assise, donc je me place à coté
d’une dame un peu forte qui d’ailleurs
se tient les jambes écartées, en robe
évidemment.
Au bout de 3 minutes, je sens une odeur nauséabonde.
Arff voilà c’est bien ma veine, je tombe
sur celle qui ne se lave visiblement jamais. Je me
décale un peu, je me sers contre l’accoudoir
extérieur prenant mon mal en patience.. Mon
pied me gratte au niveau de la cheville, je n’ai
absolument pas envie de me baisser de peur d’augmenter
mon exposition à son odeur, je me gratte donc
à l’aide de l’autre chaussure.
Cela me démange fortement, je gratte fort.
Je descends enfin, ahh, un peu d’air frais.
Je marche jusqu’à mon boulot, en me disant
que ce n’est pas possible d’avoir un tel
manque d’hygiène. Je passe aux toilettes
pour me laver les mains, j’ai l’impression
d’avoir les mains moites, je n’aime pas
cela. En me frottant les main je remarque que l’odeur
est revenue. Les toilettes ne doivent pas être
frais, j’en parlerais moi-même à
la responsable de l’entretien, entre ça
et le manque de papier toilette c’est la goutte
d’eau qui fait déborder le vase (dixit
toujours et encore, ma grand-mère).
Je me rend à mon bureau récupère
le super dossier que je dois défendre ce matin
devant les membres de la boîte. Je rentre dans
la pièce avant les autres, et installe mon
portable et mes dossiers à ma convenance, je
vérifie que tout marche pour le diaporama.
Tout est oki.
Olala ! Encor cette odeur, ce n’est pas possible,
elle me poursuit. Les collègues commencent
à rentrer dans la salle en papotant. Je fais
tomber on stylo, je me baisse pour le ramasser et
la je comprend, je sens et je vois. Mon pantalon est
taché d’excrément de chien, de
caca, partout du rebord à la cheville. C’est
un caca jaune ocre. C’est terrible. Je me dirige
très vite vers la porte en m’excusant,
tournant le dos à mon auditoire « J’ai
oublié quelque chose, je reviens dans quelques
minutes ». Je fonce aux toilettes, j’ouvre
le robinet et je tente avec du papier toilette et
du savon de nettoyer cette horreur. Le papier toilette
bouloche, le caca s’étale et l’odeur
remplie bientôt toute la pièce, cela
me remonte aux narines. Je fonce à l’ascenseur,
je croise un type qui se décale vers sa gauche
en me regardant d’un air suspect du coin de
l’œil. C’est sûre je pue. Allez
encore un effort, ma boîte est installée
au dessus d’une galerie marchande ; Je fonce
dans la première boutique que je vois, j’attrape
la premier pantalon noir que je vois (j’avais
l’air d’un damier géant mais tant
pis), je file a la cabine d’essayage. Je passe
en caisse. Et hop j’y suis. oufff 115 minutes
seulement se sont écoulées.
Je m’excuse encor devant mes collègues
qui ne comprennent pas trop pourquoi mon pantalon
est noir mais ma présentation se déroule
sans encombres.
Voilà je soupire, ils sortent, enfin. Je range
mes affaires. Ah mon grand ténébreux
de la boîte s’approche, il sourit : »votre
étiquette, pensez à l’enlever
». Il me fait un clin d’œil avant
de sortir.
Je regarde le final de cette histoire, mon étiquette
indiquant le prix et la taille de mon pantalon qui
dépasse généreusement par-dessus
ma poche de derrière.
Voilà ma réflexion sur le sujet :
J’ai remarqué que les cacas les plus
« gênantes » sont l’oeuvre
de gros chiens, oui la crotte de caniche est tout
de même moins dérangeante que celle du
Saint Bernard. C’est à de trop fréquentes
occasions que le piéton basique étale
béatement son pied dans le caca
Quand on parcourt
l’asphalte à grandes enjambées,
serein et plein d’entrain, l’esprit porté
par la joie simple et belle du travailleur zélé
qui s’en va accomplir son devoir quotidien,
c’est la que l’on rencontre, la crotte
qu’on avait pas vue, la crotte dans un coin
sombre, la crotte discrète qui surprend lâchement
avec un son caractéristique d’étalement.
Squirk
Perso, j’achète des petits sacs pour
ramasser les petits cacas de mon petit « microbe
» que je jette ensuite dans les poubelles publics.
Mais cela doit être trop compliqué pour
d’autre ; Et
C’est sûre nettoyer la crotte des chiens
c’est chère : à raison de 0,46
euros pour enlever et traiter une seule crotte, le
coût total du nettoyage sur la CUS s'élèverait
à 2,1 millions d'euros par an. Il faut penser
aussi que les crottes de chien présentent d'autres
risques, comme les chutes. « En 2003, 165 hospitalisations
ont été provoquées par des déjections
canines, dont nombre pour fracture du col du fémur.
Partout en Europe, il existe de vraies statistiques
sur les accidents provoqués par les crottes
Maintenant
: Je marche en regardant mes pieds et je dois plus
slalomer entre les crottes de chien.
Moi je dis : mort aux crottes de chiens, mort aux
canettes de bière qui traîne, mort aux
crachats, aux papillons de nuit et aussi aux moustiques,
aux mouches tse tse, mort aux frites du Mc Do .. la
je m’égare