Vive
les vacances!
Mercredi 17 mai
2006
Mon
cher journal,
C’est enfin les vacances, toutes l’année
on attend les vacances comme le moment béni
ou on pourra oublier tous les petits tracas de l’année.
Cette année a été chargée
en évènement et l’intérim
ne me laisse pas que de bons souvenirs, loin de là…
Avec Lolette, cette année (comme toute les
autres années) nous sommes partis ensemble
à la mer.
A nous ! Les beaux gosses, les cocktails, la bronzette,
les boîtes de nuit et le « fare niente
» pendant une semaine. Je sais, une semaine
c’est court, mais nous avons choisi cette année
de fractionner nos vacances pour mieux les apprécier.
Aujourd’hui
comme les autres premiers jours de la semaine, nous
l’avons passé à la plage privée,
branchée du coin. C’est sublime. D’abord
le décors est somptueux : on peut voir sur
le bord de la piscine (et oui il y a une piscine sur
la plage) des lit deux ou trois place baldaquin à
voiles opaques, ou l’on peut « siester
» tranquille à l’ombre du soleil
et des regards. C’est garni de palmiers géants.
Sur le bord de la mer, les hamacs et transats s’alignent
régulièrement comme de gentils soldats
bien ordonnés. De temps en temps, un serveur
genre bodybuilder, s’approche pour s’enquérir
de notre confort, pour nous proposer à boire
ou un parasol.. Bref c’est divin. Bon ce n’est
pas gratuit, mais on ne gagne pas son argent pour
l’enterrer avec nous, il faut bien que cela
serve à quelque chose.
Cette année, j’ai en plus, le plaisir
d’exhiber ma nouvelle grosse poitrine sous mon
joli bikini rayé (celui dont je t’ai
parlé que j’ai essayé dans la
cabine d’essayage).
Il fallait bien, cependant que quelque chose gâche
ce moment d’extase. Je te plante le décor
:
Nous sommes assises avec ma Lolette sur des transat
: les deuxième et troisiéme en partant
de la droite. Nous choisissons toujours les mêmes
places pour que les hommes que l’on rencontre
la veille ,puissent nous retrouver plus facilement
s’ils le désirent.
Je me suis huilé le corps, qui suinte sous
la chaleur du soleil très dur de l’après
midi . Nous digérons notre repas copieux du
midi tranquillement.
Voila que le beau blond que j’ai remarqué
la veille fait son entrée sur la plage, et
justement il s’installe à deux transats
du notre (présage ?).
Je suis au ange à ce moment précis.
Mais j’aimerai accélérer les choses,
notre séjour s’achève à
peine dans deux jours. Je n’ose pas l’aborder.
Je réfléchis et j’adopte la stratégie
de la nymphe de bord de mer (Pamela Anderson) afin
de me faire remarqué. Donc je me lève
de mon transat, je marche lentement jusqu’à
la mer, je mouille ma nuque délicatement laissant
ruisseler l’eau sur ma cambrure que j’accentue
pour prendre une pause sexy. Je décide de me
jeter à l’eau et de faire quelques brasses,
un peu nonchalante. Je reste quelques minutes, juste
assez pour justifier mon bain mais pas trop non plus
pour ne pas montrer que je n’ai rien à
faire. Je me redresse. L’eau a inondée
ma chevelure blonde qui pour l’évènement
s’est garnis de quelques grosses boucles terriblement
sexy. Je regarde Lolette, assise en face de moi.
Je lève la main pour lui faire un petit signe
style reine d’Angleterre, je lui sourit et puis
je jette un coup d’œil discret vers mon
beau blond, juste pour vérifier qu’il
me regarde. Il me regarde et pas qu’un peu,
chouette c’est mon jour de chance. Je regarde
une fois encor Lolette qui me fais d’étrange
signe accompagnée d’une vilaine grimace
sur le visage.
Je hausse les épaules pour lui faire signe
que je ne comprends rien. Elle s’agite de plus
belle. J’essore mes cheveux. Je vois ma Lolette
surgir de nulle part :
_« regarde le haut de ton maillot de bain !
»
Oh misère il dévoile mon sein gauche
avec aplomb ! Il tient bien droit, tout seul, pour
sûre les prothèses sont efficaces, il
n’y a aucun doute là dessus.
Je l’ai vite remis la ou il devrait, c'est-à-dire
caché sous mon maigre bout de tissus qui compose
mon haut de maillot de bain, toute rouge de honte.
Je me suis caché comme j’ai pu la main
sur le coté de mon visage en courant vers les
transats sous les ricanement de certains, moi je riais
plus fort que les autres histoire de tasser un peu
ce que je pouvais « je n’ai pas honte
du tout, regardez moi ! »
J’ai pris ma serviette, et je me suis installée
à l’écart des autres pour conserver
le peu de dignité qu’il me restait ce
jour la. J’ai mangé un Magnum chocolat
au lait, amande croquette et caramel pour consoler
mon chagrin à l’ombre d’un palmier
géant. (Voilà à quoi ils servent).
Je
me suis souvenu de cette pauvre fille dont je m’étais
terriblement moqué, qui un jour dans la piscine
de mon quartier avait perdu le bas de son maillot
de bain en utilisant le toboggan géant. Elle
avait donc entamé une folle course avec son
maillot en essayant désespérément
de le rattraper pour s'éviter cette horrible
honte.
Moralité:
il ne faut pas se payer la tête des autres et
se réjouir de leur malheur car cela peut coûter
cher, crois moi sur ce point cher journal, tout se
paie dans la vie.