Dans
l'antre du dragon (6)
Mardi
18 juillet 2006
Dans
les films au cinéma, il y a toujours un gentil
et un méchant. Le héros est courageux,
droits et il gagne à chaque fois à la
fin. Le méchant quand à lui doit souvent
se contenter d’être humilié ou
pire de mourir. Dans la vie ce n’est pas vraiment
la même chose. Souvent les gentils sont écrasés
et les méchants jouent d’hypocrisie pour
arriver à leurs fins. Leur arme favorite est
la manipulation. Celui qui choisi d’être
franc est souvent viré, exclu au profit de
celui qui a menti. C’est la dure loi de la vie.
Aussi la plupart des gens préfèrent
tout simplement se taire ou faire ceux qui ne voient
rien.
Mes
journées défilent et se ressemblent
étrangement. A mes moments perdus le soir,
en rentrant du boulot, je me suis amusée à
lorgner du coté du site de la grande Duduche.
J’avoue avoir pensé en guise de vengeance
à coller un post-it avec l’adresse du
site en question sur le bureau de Sylvie en anonyme
bien sûre.
La situation serait vraiment drôle. Je n’imagine
même pas les conséquences d’un
tel acte. Je crois que le site aurait vite fais le
tour de l’ensemble des bureau de la société
et franchement avec le contenu qu’il a, la vie
de Florence ressemblerait bien vite à un enfer..
Elle pourrait au final aussi être viré.
Que
penseraient ses collègues d’elle ? Elle
descendrait vite de son piédestal. Elle serait
considérée comme une langue de vipère
pestiférée ! Je l’imagine arrivant
ce matin la au boulot, fière, droite, arrogante,
hautaine et dédaigneuse, le menton relevé
pour ne pas perdre la face alors le navire prend l'eau.
Quel plaisir de la voir se noyé sans pouvoir
utiliser son humour sarcastique, ironique et méchant
à deux balles voir même 2 centimes. Elle
serait rouge de honte, très tremblante, et
très bête. Son ventre se serrerait et
elle baisserait la tête pour repartir se terrer
ou s’enterrer au pas de course dans notre bureau.
C’est vrai qu’elle est très lâche
Florence.. Sous ses aires de dures et de femme forte,
se cache une carpette juste capable de dire «
ou bien sûre, je ferai mieux ».
J’avoue avoir songé à cette idée
avec délectation.
Alors quoi faire ? Pour l’instant je pense :
RIEN. Le temps jouera en ma faveur.
Je suis même heureuse de la retrouver chaque
jour sur son site afin de découvrir jusqu’ou
son esprit malsain peut aller dans son délire.
C’est très curieux de constater que les
gens vous donnent le change au boulot et qu’en
réalité ils ne sont absolument pas comme
vous vous l’étiez imaginé chez
eux. J’étais au départ très
en colère de lire les horreurs qu’elle
écrivait sur moi dans son journal virtuel,
mais au fil des jours j’en ai fini par rire,
tellement parfois cela frisait le ridicule.
Enfin de compte, je reste persuadé qu’elle
n’aura absolument pas besoin de moi pour se
trahir. Je pense que plus son journal grossira, plus
elle aura de chance de se planter.
Laissons faire la nature, rigolons de ses petites
aventures.. Ma foi tout vient à qui sait attendre
…
A suivre