Chaud,
chaude la chèvre!
Vendredi
20 janvier 2006, 18h55
Il faut que je te
parle cher journal de ce petit resto dans lequel je
mange en ce moment chaque midi. Le contexte est sympa
et la nourriture y est bonne. C’est un petit
resto italien qui pour pas grand-chose propose de
grosses salades bien garnies. Ma préférée
en ce moment c’est la salade de chèvre
chaud ! Ahhh qu’elle est bonne avec son fromage
fondant !! Je ne résiste pas à l’envie
de te la décrire dans ses moindres détails
:
Pour la réaliser il faut un four (je commence
à me rendre compte que je ne cuisine presque
plus sans ce four!), un plat à tarte. A défaut,
cette recette peut se faire avec un grille-pain et
un micro-onde (ce que, moi, je n'ai pas), mais le
pain sera moins croustillant.
• 4 tranches de pain
• 2 tommes de st Marcellin
• 1 salade
• Des herbes de Provence, sel, poivre, huile
d’olive
• une tomate
• quelques créneaux de noix
Pour la sauce
• Sel, poivre, moutarde, huile de noix, vinaigre
balsamique
Dans le plat à tarte, disposer les 4 tranches
de pain, couper les St Marcellin en deux dans le sens
de la largeur, en garnir les tranches (1 part tranche
de pain). Saler, poivrer, mettre des herbes de Provence,
arroser d’huile d’olive délicatement
chaque tranche de pain. Mettre le tout au four à
griller. Couper les tomates en dés. Préparer
l'assaisonnement de la salade avec sel, poivre, une
cs de vinaigre balsamique, une cs de moutarde et deux
cs d'huile de noix. Sortir les assiettes : y mettre
la salade (lavée et triée) en montagne.
Disposer les dés de tomates et les créneaux
de noix en sommet. Verser la sauce un peu partout
sur les salades. Sortir les tranches du four et les
disposer bien chaudes sur la salade. Servir, et déguster.
Je sais la recette n’a pas grand-chose à
voir avec notre histoire, mais chaque détail
à son importance.
Donc aujourd’hui comme chaque jour, j’ai
décidé de manger à resto préféré,
à ma table préférée, ma
salade préférée à ma pause
déjeuner.
J’étais débordée aujourd’hui,
je n’ai donc eu que 30 minutes pour la manger.
Ensuite j’ai du réattaquer :
13h : j’ai finis de taper mon rapport de ce
matin et j’en ai profité pour aller voir
la comptable pour connaître les modalités
de fin de contrat.
13h30 : rendez vous avec le DRH
14h15 : réunion dans le bureau du boss avec
de gros investisseurs
16h : Je cours au courrier pour envoyer un truc par
coursier
16h40 : Je reçoit des clients pour leurs exposer
nos produits
16h50 : Je dépose mon rapport à ma supérieur
direct.
Dans le bureau de ma supérieur directe :
_ « votre passage chez nous se passe super,
nous sommes vraiment content de vous. C’est
formidable d’avoir quelqu’un d’en
votre genre, si tout le monde pouvait être ainsi,
c’est dommage vraiment que votre contrat s’achève,
perso, je vous aurez bien gardé »
Ah voilà des mots qui font chaud au cœur,
pour une fois, on me considère beaucoup moins
blonde que je ne suis. Je suis assez fière
de moi sur ce coup là ! Mais comme toujours
il va il y avoir « un Mais » et…
_ « vous permettez que je vous dise quelque
chose sans que vous ne vous fâchiez ? »
Le voilà ce Mais.. pfff, prenons le avec philosophie..
_ « Oui, allez y, toutes critiques peut s’avérer
constructives » (proverbe de ma mamy chérie)
_ « Mimi, vous avez quelque chose de coincer
entre les dents ! je ne voudrais pas que vous sentiez
gênée. Je sais à quel point ce
genre de situation peut être désobligeante
si personne ne vous le dit, aussi je me permet.. »
Ouahhhhhhh !! ben , oui ma fameuse salade …
Je sors du bureau, rouge, confuse. Les lèvres
pincées. Je croise un interne qui me fait un
sourire et me dit bonjour. Je Lui marmonne un «
bonchour ! » entre mes dents serrées
et je marche rapidement jusqu’au toilette pour
évaluer les dégâts. Arff c’est
la cata et moi qui étais tout sourire, tout
le long de la journée. Je pousse la porte des
WC, je me plante devant la glace et étire mon
sourire le plus grand possible. Je le vois l’objet
de ma honte : un petit bout de fines herbse coincé
entre mes incisives. Je tente de l’enlever avec
mon doigt, mais il s’engouffre encore plus profondément
dans le creux de la dent. Evidemment je n’ai
pas de cure dent sur moi, ni de fil dentaire. Une
collègue rentre, elle se demande ce que je
suis en train de faire et me glisse un « ça
va ? » auquel je ne répond que par un
hochement de tête. Elle ressort sceptique. En
désespoir de cause je décide d’utiliser
mon épingle à chignon, que je défais
pour l’occasion. Le voilà, je le tient
enfin. Beurk !! C’est dégoûtant.
« Allez oust, dans le siphon , au plaisir de
ne jamais te revoir. »
Moralité de cette histoire : il faut toujours
avoir une brosse à dents, du fil dentaire ou
des cures dents dans son sac à main ou éviter
de manger une salade de chèvre chaud à
son déjeuner.
J’ai bien fait de le noter comme cela je m’en
souviendrai !