FEMMES
: AU SECOURS !
Dr H. Raybaud
Les
seules " civilisations " qui ont bravé
les millénaires sont des formes matriarcales
menées à l'extrême comme les fourmis,
les termites ou les abeilles. Des sociétés
qui toutefois n'ont plus guère évolué
Dans
l'évolution de l'humanité, l'étape
" masculine " a généré
la découverte, le progrès technologique,
les sciences, etc.... Le cerveau masculin latéralisé
droite/gauche et la testostérone en sont les
moteurs. Ce sont eux qui ont poussé les mâles
vers la terra incognita, la conquête, les guerres
mais aussi les découvertes scientifiques et
techniques.
Moins logique mais plus intuitif le cerveau féminin
est plus orienté vers une des valeurs fondamentales
de la vie : la maternité et à travers
elle, la pérennité de l'espèce.
Biologiquement
le rôle du chef - comme dans la harde - est
d'être dominant vis à vis des autres
mâles (y compris ses descendants) et ainsi d'améliorer
la race.
Les femelles ne s'y trompent pas mais elles seules
en tirent - par la maternité - les conséquences
biologiques de continuité et d'avenir. Ces
deux notions de filiation et de durée ne sont
que féminines.
Le
mâle vit au temps présent : dominer là,
maintenant.
La notion de paternité n'est pas biologique,
celle de maternité oui. La relation père
progéniture sexualité est une découverte
essentiellement humaine et relativement récente.
La relation gestation maternité est évidente
chez la plupart des espèces vivipares. La sexualité
y est impliquée par la préférence
- voire la sélection exclusive -de la femelle
vers le mâle supposé dominant : un eugénisme
instinctif.
Le
monde masculin est tourné vers l'instabilité
Etre le mâle dominant, c'est être sans
arrêt en compétition pour le rester....
Tous les autres mâles n'ont qu'une idée
: prendre cette place.
Dans nos sociétés, même si cette
compétition est écrêtée
par les règles sociales (et légales),
dans le cerveau primitif du mâle le phénomène
perdure et est probablement à l'origine des
nombreux conflits et surtout de la misogynie généralisée
des structures étatiques, sociales et religieuses.
Les
hommes ont modelé un monde à leur image
biologique : la recherche de la domination présente
sans vision de durée, d'avenir. Ils ont construit
la notion de famille, caste, tribu, nationalité
dans une perspective de protection ou d'hégémonie.
Dans un sens ils ont failli : le progrès qu'ils
ont inventé est devenu une machine emballée,
destructrice de la nature, des cultures, des éthiques
et des consciences. . (Michel Random)
Cette étape était nécessaire.
Mais
une autre grande différence est ailleurs, plus
simpliste mais essentielle.
Un chinois, un new-yorkais, un somalien, un parisien...
vivent sur dans des mondes totalement différents.
En semble, ils ne peuvent parler que de leurs différences.
Leurs compagnes, elles, partagerons très vite
des préoccupations communes : la maternité,
les enfants, l'avenir...
Si les femmes avaient le pouvoir, il y aurait moins
de casernes mais plus de crèches, évidemment
!
Le
monde féminin est tourné vers la stabilité
Le vécu biologique féminin est marqué
par la maternité c'est à dire la pérennité
(et si possible l'amélioration) de l'espèce.
La notion de durée et la nécessité
de stabilité en sont les conséquences,
les atouts mais aussi parfois les faiblesses....
La créativité est-elle hormonodépendante
???
L'étape
" masculine " doit maintenant cesser pour
laisser place à une nouvelle vision de la gestion
planétaire. Une vision non pas féministe
mais féminine dans son sens le plus profond
de " porteuse de vie " pour retrouver la
Mater féconde et nourricière.
Le comble reste que la plupart des religions - pour
ne pas dire toutes - ont asservi et persécuté
les femmes
Dans
" Les ultimes recommandations de Dieu à
Adam et Eve " Michel Random écrit :
" Je donne à Eve le pouvoir sur les trois
mondes, le ciel, la terre et le monde souterrain.
Ainsi, par elle se transmettra l'initiation des trois
mondes. En ce sens, elle restera toujours un mystère
pour toi, Adam, à qui je donne le ciel et la
terre mais non le monde souterrain. Ainsi pas plus
que le mystère de l'enfantement, ne t'es donné
la vision de l'au delà. Tu seras pour elle
le guerrier, le protecteur de l'enfant mais ne tente
pas de la réduire ni par la force, ni par la
coutume, ni par la loi. Enfreindre ce commandement,
c'est menacer la vie."
Pour
survivre et créer une civilisation planétaire
viable, le troisième millénaire devra
décliner ses valeurs au féminin