
Les
relations amoureuses au bureau
Caroline Beyer et Anne Jouan.
Simples
flirts, relations poussées ou véritables
coups de foudre, le lieu de travail constitue un accélérateur
de sentiments.
«LE milieu du travail est tout
simplement aphrodisiaque », n’hésite
pas à dire Alain Samson, conférencier
québécois, auteur du livre Sexe et flirt
au bureau. « Et au travail, tout le monde joue
un rôle : un homme ne vient pas mal rasé,
mal habillé. Conséquence, les gens sont
plus attirants. »
Un point de vue que partage le psychiatre
et psychanalyste Serge Hefez exerçant à
l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière
: « La relation nouée au travail est
effectivement très érotisée.
Et les couples qui s’y forment cherchent quelque
chose de passionnel. »
Un site Internet britannique féminin
newwoman.co.uk a lancé en décembre dernier
une étude sur les aventures amoureuses sur
le lieu de travail. Résultats : 82 % des femmes
avouent flirter avec des collègues masculins
qu’elles trouvent séduisants et 61 %
ont poussé la relation jusqu’à
des rapports plus charnels.
Le bureau, haut lieu de fantasmes
? Faire l’amour sur son lieu de travail serait
un acte intégralement érotique. Le bureau
est parfois le seul endroit où un couple adultère
peut se retrouver.
« La relation adultère
au travail est doublement secrète, remarque
Serge Hefez. On se cache de son conjoint et de ses
collègues. Ce qui rend la chose plus romanesque.
» Mais de son point de vue, cette relation adultère
est plus dangereuse pour les femmes : « Dans
une relation extraconjugale, celles-ci s’engagent
davantage, ajoute-t-il. Le risque est que la relation
conjugale se détériore et que la relation
établie sur le lieu de travail ne soit plus
extraconjugale », poursuit le psychanalyste.
Les relations amoureuses commencent
souvent sur le lieu de travail. Sans compter que les
gens travaillant dans la même entreprise ont
nécessairement des points communs : même
secteur, même école généralement,
mêmes expériences. « D’autant
plus que les ressources humaines embauchent souvent
des copies carbone. De sorte que l’on se dit
« enfin quelqu’un comme moi ! »,
note Alain Sansom.
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