


Gros plan sur la jalousie
Il ne faut ni réprimer, ni culpabiliser l’enfant
qui l’exprime. Cette jalousie s’estompe généralement
au bout de deux mois ; pour aider l’enfant à s’en
affranchir, les parents peuvent le rassurer en ayant des temps
affectifs seul avec lui et en multipliant les gestes affectueux.
Mais il ne faut pas en faire trop pour autant. Pour éviter
que l’enfant en se victimise, il doit aussi digérer
par lui-même la situation et apprendre à trouver
sa nouvelle place.
Parfois il arrive que cette jalousie perdure… ; Quand elle
est installée, c’est que l’aîné
souffre qu’un vrai manque de reconnaissance. Soit parce
que ses parents sont trop centrés sur son petit frère
ou sa petite sœur, soit parce qu’avant la naissance
du petit, l’aîné jouissait d’un pouvoir
excessif et désormais révolu.
Dans tout les cas, pour remédier à cette situation,
il convient de mettre quotidiennement en avant les qualités
de l’enfant, en évitant les comparaisons et en le
rassurant sur l’amour qu’on lui porte. L’objectif
est de rétablir avec lui un lien fondé sur une sainte
reconnaissance. Celle-ci s’établit à travers
une écoute bienveillante (je comprends ta jalousie, mais
tu n’as pas à t’inquiéter) et une reconnaissance
équilibrée (je t’aime et j’aime ton
petit frère. Tu as tes talents et lui les siens. Tu es
unique à mes yeux, tout comme lui)
L’enfant a conscience que ses sentiments sont négatifs,
qu’il ne répond pas à la demande de ses parents.
Il se sent coupable, ce qui a pour effet de renforcer d’une
part son agressivité et d’autre part les sentiments
de peur et d’angoisse.
Réactions des enfants
Face à ces sentiments, l’enfant peut réagir
de diverses façons, il peut
-manifester des signes de régression (il veut que l’on
lui donne à manger)
-exprimer son hostilité par des gestes agressifs dirigé
vers le bébé (donner des coups au bébé),
vers la mère (agression physiques ou verbales) ou vers
lui-même (il se frappe, s’arrache les cheveux)
Rôle des parents
-les parents doivent s’efforcer de comprendre les sentiments
négatifs qui assaillent l’ainé, ils ne doivent
pas nier ces sentiments. Au contraire, il faut les reconnaître
comme une manifestation de désarroi, il faut en parler
avec l’enfant.
-Ils veilleront à le rassurer en lui témoignant
affection et amour
-Ils l’associeront aux soins du bébé (le nounours
ou la poupée permettant l’imitation de la mère
-ils lui confieront des responsabilités à sa mesure
et lui démontreront les avantages d’être grand.
-ils éviteront de faire des comparaisons au détriment
de l’aîné.
-Ils lui rappelleront que lui aussi a été un bébé
et qu’il a bénéficié des mêmes
soins.
-Ils veilleront à la sécurité du bébé.


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