Le rôle de belle-mère est bien plus
riche que l’on peut le penser. Elle compensera en quelque
sorte la carence féminine au sein de cette nouvelle triangulation
: elle doit reconstruire une cellule familiale de manière
à ce que l’enfant ait en face de lui un couple homme/femme.
Il est fondamental que le couple reconstitué fonctionne
comme un vrai couple. Qu’il incarne une cellule familiale
à part entière, sereine, épanouissante. Car
dans un premier temps la belle mère deviendra la rivale
puis dans un second temps une figure identificatoire forte. Pour
les garçons, c’est le nouveau conjoint de la maman
qui se présentera d’abord comme un rival puis comme
une figure identificatoire.
Il est important que la belle-mère ne dénigre pas
la mère. Même si celle-ci est malveillante. Il est
vrai que si la mère biologique n’est pas capable
de rester à sa place d’ex, elle risque d’induire
pour l’enfant ce que l’on appelle un conflit de loyauté.
Il s’agit là d’un piège douloureux qui
met l’enfant en demeure de rejeter sa belle-mère,
pour ne pas déplaire à maman. Cette situation nuit,
bien entendu, à l’épanouissement de l’enfant
et à la reconstitution de la nouvelle cellule familiale.
La belle-mère a les mêmes prérogatives qu’une
mère. Elle ne doit donc surtout pas croire qu’elle
tient une place à part. Les beaux parents ont quand même
des droits et des devoirs : droit au respect, devoir de bienveillance.
S’il est capital de ne pas s’enfermer dans des conflits
à répétition avec l’enfant de l’autre,
poser les interdits et les règles inhérentes au
bon fonctionnement familial est primordiale. Cette tâche
peut être légitimée par les interventions
ou par des soutiens temporaires du conjoint auprès de l’enfant-
ta belle-mère à le droit de te dire non !! Tu dois
écouter ce qu’elle te dit..
Elle doit également éviter d’entrer dans le
jeu d’un enfant qui critique sa mère : elle peut
l’écouter, mais ni cautionner ni renchérir.
Lorsque les enfants sont petits, la belle –mère peut
leur imposer des règles et des limites. Il faut avoir des
repères communs de part et d’autres : éviter
par exemple que la belle-mère approuve ce que la mère
réprouve. Il avoir une attitude cohérente en duo
avec le père.