
Les
troubles du langage

L'apprentissage
du langage est le produit de l'activité de traitement qu'effectue
un sujet sur le langage oral et écrit; cette activité
est contrainte par son équipement neurologique et physiologique,
et elle se développe dans des interactions avec ses congénères.
Ainsi, les difficultés d'apprentissage peuvent être
liées à l'activité du sujet, à des
atteintes neurologiques ou physiologiques, ou à des conditions
environnementales. Mais le développement normal du langage
n'est pas linéaire: il est fait d'avancées rapides,
de stagnations, de reconstructions, voire de régressions.
L'attention des parents et des enseignants doit être attirée
sur cette question, afin d'éviter les prescriptions abusives
de prises en charge rééducatives pour des difficultés
qui n'en relèvent pas; il faut aussi laisser aux enfants
le temps de grandir, et ne pas déposséder l'école
et la famille de leurs fonctions d'enseignement et d'éducation
Les
troubles du langage
Ils sont très divers et on se limitera ici à présenter
brièvement les plus fréquents.
Les
régressions et les retards
Les régressions se manifestent par la réapparition
chez un enfant de conduites langagières antérieures
qui avaient disparu pour laisser place à des conduites
plus évoluées. Des régressions vers un "langage
bébé" peuvent apparaître lors d'évènements
vécus comme traumatisants, tels une maladie, la naissance
d'un petit frère ou l'éloignement d'un parent. Elles
sont alors souvent accompagnées d'autres signes, tels que
des difficultés d'endormissement, l'incontinence, le besoin
d'être cajolé ou nourri comme un bébé.
Les
retards de développement peuvent être encore plus
difficiles à apprécier, notamment lors de leur installation,
pour prédire leur caractère transitoire ou permanent.
Le retard simple de langage s'accompagne souvent d'un retard moteur,
et de troubles affectifs. Certains enfants récupèrent
ce retard avant l'entrée à l'école primaire,
mais pour d'autres le retard de langage va souvent annoncer des
difficultés scolaires ultérieures, notamment la
dyslexie.
Les
troubles de la parole et de l'articulation
L'un des plus connus est le bégaiement. La fluidité
de l'expression verbale est perturbée: répétitions
ou prolongations involontaires se manifestent fréquemment
et ne sont pas facilement contrôlables. Il s'accompagne
généralement d'un état émotionnel
de tension, de gêne, ou d'excitation. Les cadres explicatifs
sont au moins aussi nombreux que les définitions, ce qui
traduit la difficulté à identifier les causes précises
du bégaiement; il en est de même des thérapies
qui se déclarent définitives, ce qui devrait inciter
à la méfiance.
En général, le bégaiement apparaît
assez tôt, vers 3 ou 4 ans. Souvent, il finit par disparaître
sans intervention ; sinon, diverses thérapies sont proposées,
telles que la relaxation, les psychothérapies, la suggestion,
un travail sur le rythme et le débit de la parole, etc.
La
dysphasie,
La dysphasie est une désorganisation du langage oral se
manifestant principalement à partir de 6 ans qui peut se
répercuter dans le langage écrit sous l'aspect d'une
dyslexie-dysorthographie chez des sujets ayant par ailleurs un
développement normal. Ces difficultés conduisent
souvent à un retard scolaire de 2 ou 3 ans.
La
dyslexie
La dyslexie est un trouble de l'identification du mot écrit,
associé à une intelligence normale: confusions de
lettres ou de sons, omissions de lettres ou de syllabes, inversions
ou additions de lettres. Elle touche environ 5 à 10% de
la population, selon les définitions considérées:
des déficits d'analyse phonologique et de mémoire
de travail ont été mis en évidence chez ces
sujets et les causes génétiques et neurologiques
sont assez largement explorées depuis les années
90, ce qui n'empêche pas bon nombre de thérapies
de privilégier les difficultés relationnelles comme
explication dominante, sans grand succès d'ailleurs.
Pour
lire la totalité de l’article :
http://www.ordp.vsnet.ch/fr/resonance/2002/janvier/Florin.htm

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