Le
développement psychoaffectif du petit enfant:La
conquête de l’autonomie
L’acquisition
du non !
Il
s’agit du troisième organisateur psychique décrit
par Spitz : l’acquisition du non.
Vers la fin de la 1er année, l’enfant acquiert la
marche. Il multiplie ses activités et s’éloigne
du regard de sa mère. Cette prise d’autonomie de
l’enfant génère des dansgers et aisni la mise
en place d’interdits parentaux. L’interdiction se
manifeste par plusieurs signes : la parole, le geste de la tête,
le geste du doigt. L’enfant est pris dans un conflit entre
son attachement libidinal à sa mère et la crainte
de lui déplaire et de la perdre s’il transgresse
ces interdits. Afin de faire face au conflit, l’enfant met
en place un processus de défense du moi : l’identification
à l’agresseur ou au frustrateur. Lorsque l’enfant
donne un contenu qui possède un sens à l’entourage,
le secouement de la tête, par exemple, indique que l’enfant
est parvenu par le geste de la tête à réaliser
l’abstraction d’un refus ou d’une dénégation.
Il a incorporé les caractéristiques de l’agresseur.
L’enfant acquiert le sens de la propriété
: « c’est à moi ! ». Il se montre très
possessif vis-àvis de ses jouets. Il exprime très
clairement ce qu’il veut. C’est une période
d’opposition avec l’adulte. Il faut trouver des compromis.
Il vérifie la fiabilité de l’adulte en testant
si les interdits, les limites sont toujours présents.
L’enfant peut être aussi observé en tarin de
reproduire les gestes de l’adulte avant même de faire
quelque chose d’interdit (par exemple, l’enfant lève
son index et fait non de la tête).
Le non est le premier concept abstrait que l’enfant comprend
et utilise