C’est
l’adulte qui crée et varie, pour le nourrisson et
le petit enfant, les possibilités matérielles du
comportement autonome, un environnement sans danger lui donnant
l’occasion d’agir.
Les
conditions d’une activité autonome
Le
nourrisson n’est pas assujetti à l’adulte,
mais il peut être rendu assujetti. C’est en effet
en apprenant à être seul, mais en présence
de sa mère, que l’enfant se rend autonome, c’est
à dire en construisant dans la sécurité de
la chaleur maternelle l’espace de sa propre vie psychique
:
Apprendre à être seul en présence de l’autre.
Et » si nous soutenons l’activité autonome
de l’enfant, celui-ci est capable de bien plus de choses
que ce que nous croyons : grande aisance corporelle, attention
de curiosité pour son environnement » Les notions
fondamentales comme le mouvement, le jeu et l’apprentissage
autonome, ne sont possibles que dans la mesure ou l’enfant
vit une relation profonde, lui offrant le sentiment de sécurité,
un climat affectif lui donnant les moyens d’accéder
à l’expérience de la compétence grâce
à ses actions autonomes.