L’attention est l’intérêt
de l’enfant pour l’activité autonome sont à
l’origine de nouveaux comportements qui transforment sa
relation aux personnes, ce qui nécessite cependant de distinguer
« autonomie » et « indépendance »,
notions étroitement liées à celle du «
dedans » et du « dehors » dont la distinction
correspond au « dégagement de l’enfant hors
de la symbiose maternelle ». Ainsi l’autonomie psychique,
faite « d’alternance de fermeture protectrice sur
soi et d’ouverture stimulante sur l’extérieur
», facilite chez l’enfant la prise de conscience de
sa propre identité.
L’autonomie selon Bowlby, le stade ultime du développement,
le fruit de nombreuses mutations internes à travers des
renoncements, des investissements de la réalité
rendue ainsi plus attractive que l’attachement régressif
de la mère. C’est là tout le travail nécessaire
de la séparation mère/enfant.
Par exemple : l’enfant de 2 ans peut avoir des difficultés
à se séparer de son parent, le matin, en arrivant
à la crèche ; mais cela ne l’empêche
pas de passer une bonne journée avec ses amis, qu’il
aura parfois du mal à quitter le soir, certainement pour
les même raisons.
L’enfant acquiert l’autonomie au prix d’un renoncement
(à sa mère) pour la conquête du monde.