Naturellement,
un enfant sait réguler son alimentation, il s’arrête
de manger quand ses besoins énergétiques sont comblés
et qu’il est rassasié. « Ceci est largement
prouvé chez le nourrisson et l’enfant de 2 à
5 ans », comme le rappelle Bernadette Oberkampf. Seulement
voilà, plus l’enfant grandit, plus il est influencé
par son environnement ; il oublie progressivement ses signaux
physiologiques de faim et de satiété pour s’adapter
aux habitudes alimentaires de son entourage. « Par exemple,
il va s’arrêter de manger quand son assiette sera
vide et non plus quand il n’a plus faim », explique
le Dr Oberkampf. L’exemple des parents est donc primordial.
On note ainsi 70% des enfants obèses ont au moins un parent
obèse. S’il existe des facteurs génétiques
qui déterminent la prédisposition des enfants à
prendre du poids, ceux-ci ne s’expriment que dans un environnement
donné, sur un terrain favorable en quelque sorte. «
Les familles ne partagent pas que leurs gènes, elles partagent
aussi un style de vie et un type d’alimentation qui jouent
un rôle certainement essentiel dans la genèse de
l’obésité. » Si les parents mangent
mal, il y a de fortes chances que les enfants en fassent autant.