
Les
tatouages


Se
faire tatouer :
C’est une démarche personnelle, on peut se faire
tatouer pour diverses raisons :
- Symboliser une période de la vie
- Trouver cela sexy
- Faire du tatouage un mode de vie (les intégraux) symbolisant
l’appartenance à un groupe, une société,
un style ou un mouvement.
- Pour suivre la mode (c’est bien dommage)
- Parce que tout simplement on trouve cela joli.
Les
styles de tatouages :
- Traditionnel : contours épais, fortes ombres noires,
usage de couleurs primaires vives,
- Style tribal : graphismes en lignes épaisses, le plus
souvent en noir, inspirés des tatouages primitifs en général,
polynésiens en particulier,
- Flash : images couvrant les murs des studios de tatouages,
- Custom (ou personnalisé): tatouage sur-mesure, il peut
être conçu par le client, en collaboration avec un
artiste pour donner un tatouage unique.
- Réaliste : motifs exécutés de la manière
la plus réaliste qui soit, les tatouages les plus réussis
donnent l'impression de véritables photos,
- Old school : motifs d'inspiration rock'n'roll, pin-up, années
50...
- New school :
- Abstract :
- Style celtique : rappele l’art celtique (entrelacs, croix
celtiques, créatures mythologiques
Il faut penser avant toute chose que c’est pour la vie,
se faire retirer un tatouage cela coûte cher, c’est
douloureux et cela laisse des marques !
J’ai
toujours aimé les tatouages, je fais du dessin et pouvoir
me faire tatouer un de mes models à une grande symbolique
pour moi. Mes motifs sont soigneusement réfléchis
(durant plusieurs années parfois), ainsi que l’endroit
qui peut s’avérer stratégique. Si l’on
a envie ou pas qu’il soit visible. Cela peut être
comme un joyau caché dans son écrin que l’on
ne montrera qu’a peu d’élu ou visible du regard
de tous avec fierté.
Sur
la sélection de l’endroit je ne mettrai qu’un
seul bémol, outre la douleur plus ou moins forte suivant
les endroits, c’est surtout la grossesse et la prise de
poids dont il faut se méfier.
Les parties bien en chair comme le ventre pour la grossesse, et
les fesses sont à éviter car en cas de prise de
poids le tatouage peu se déformer et devenir distendu et
craquer sous forme de vergeture. Impossible de tatouer par-dessus
des vergetures.
Comment
?
De nos jours, la méthode ordinaire est d'introduire l'encre
avec des aiguilles attachées à une barre avec un
canon électrique. Lorsqu'il est enclenché, les pointes
se déplacent rapidement de haut en bas et l'action des
aiguilles permet l'insertion de l'encre sous la couche la plus
haute de l'épiderme. Les machines agissent suivant un principe
électromagnétique - à la manière des
anciennes sonnettes de porte - et sont fabriquées par de
nombreuses petites et moyennes entreprises dans le monde
La douleur
C’est douloureux, Oui ! C’est la question que l’on
se pose mais ce n’est pas insurmontable non ! Il faut surtout
se détendre et ne pas se focaliser sur la douleur. Le traçage
des contours à l’encre noir est plus douloureux que
le remplissage. Et puis cela dépend surtout de la taille
du tatouage. En général le tatoueur vous fera revenir
plusieurs fois pour un gros tatouage où fera quelques poses
s’il voit que vous souffrez trop.
Sachez que plus vous vous détendez plus le tatoueur est
à l’aise et peu faire son travail sans crainte et
plus le résultat est fabuleux.
Les
conditions de tatouage :
le tatoueur devrait s’engager à :
- Désinfecter la surface de la peau du client en utilisant
un produit antiseptique avant la procédure,
- Suivre les règles d'hygiène universelles (lavage
des mains avant et après les procédures, après
avoir touché des objets contaminés, avant de manipuler
et d'ouvrir des pièces stériles et avant et après
avoir mis des gants),
- Utiliser des aiguilles stériles à usage unique,
- Utiliser des gants et des consommables à usage unique,
- Traiter l'instrumentation à usage multiple dans une pièce
fermée et réservée à cet effet,
- Stériliser par autoclave,
- Avoir un environnement propre et éclairé,
- Eliminer les déchets à caractère infectieux,
- Veiller à l’absence d’animal dans l’enceinte
du studio de tatouage (même en laisse).
Le déroulement :
- On choisi son model sur place ou on amène le sien
- On établie le tarif, les couleurs, la taille
- On prend rendez vous
- Certain tatoueurs laissent un délai de réflexion.
- Lors du tatouage : le tatoueur déballe devant vous les
aiguilles à usage unique voir (condition de tatouage)
- Son matériel doit être stériliser et il
doit porter et changer de gant à caque manipulation autre
que le tatouage (décrocher le tel).
- On est allongé, assis ou debout suivant l’endroit
sélectionné
- Il désinfecte la peau, place le model
- Met les gants, déballe les aiguille et au boulot !
Le
tatoueur peut vous demander de revenir un mois après pour
contrôler son travail, et faire des retouches si nécessaires
Entre chaque séance, le tatoueur attend que la partie tatouée
soit cicatrisée pour continuer.
Les
soins :
- Ne pas toucher le tatouage pendant au moins 12 à 24 heures,
- Se laver les mains avant de toucher l’endroit tatoué,
- Protéger le tatouage de la lumière du soleil (
et des UV) pendant les deux premières semaines pour éviter
d’attraper un coup de soleil,
- Gardez le tatouage exposé à l’air. Si ce
n’est pas possible, conseiller de le couvrir d’un
pansement stérile non adhésif
- Laver le tatouage avec la paume de la main en utilisant un savon
doux, ou mieux encore, un savon antiseptique de type septivon
(évitez les gels douches ; trop difficiles à rincer),
- Rincez et séchez soigneusement,
- Appliquez une pommade cicatrisante assez douce sur le tatouage
(exemple :Bépanthène). Opération à
renouveler toutes les quatre heures pendant toute la durée
de la cicatrisation,
- Conseiller de porter des vêtements en coton, assez amples
afin d'éviter tout frottement,
En revanche, il faut conseiller de ne pas :
- Se baigner (bain, piscine, plage, hammam, etc …),
- Gratter le tatouage,
- Le toucher avec des mains sales,
- Laisser un tiers le toucher
COMPLICATIONS:
Malheureusement, toutes ces bonnes pratiques ne sont pas pratiquées,
dans la plupart des cas, dans leur intégralité et
des complications plus ou moins graves peuvent apparaître.
Ainsi, certaines pratiques peuvent augmenter les risques de contraction
d’une maladie transmissible par le sang comme l'hépatite
B, l'hépatite C, le VIH, et l'herpès. Dans ces cas
extrêmes, seul un dépistage permet de diagnostiquer
la pathologie et de mettre en place un traitement le plus rapidement
possible.
Dans la majorité des cas, les complications sont plutôt
des infections bactériennes de la peau douloureuses et
nécessitant un traitement rapide. Une réaction inflammatoire
locale est normale dans les jours qui suivent l'intervention si
elle n'excède pas une durée de quinze jours. Mais
des irritations cutanées qui persistent, associées
à un prurit et à un eczéma, doivent faire
évoquer des complications de type allergique dues le plus
souvent aux produits ou aux instruments métalliques utilisés
durant l'intervention. Plus à distance, peuvent apparaître
des phénomènes inflammatoires et infectieux en regard
des régions traitées, conséquences le plus
souvent de fautes d'asepsie durant l'effraction cutanée
et la cicatrisation. Ces complications prennent la forme d'abcès,
d'impétigo, d'érysipèle, ou simplement de
surinfection superficielle. Des phénomènes plus
graves de nécrose ainsi que des cicatrices hypertrophiques
de type chéloïde sont parfois observées après
un tatouage. Ces chéloïdes sont particulièrement
fréquentes dans les régions du thorax, des épaules
et des faces latérales du cou. Dans tous ces cas, la meilleure
des initiatives est de consulter un médecin.
Par ailleurs, d’un point de vue général, compte
tenu du risque infectieux de ces pratiques, les antécédents
de diabète, d'insuffisance rénale, de cardiopathies
valvulaires ou de maladies auto-immunes constituent des contre-indications
au tatouage
Un
peu d’histoire :
Difficile de dire avec certitudes où et quand le tatouage
est né, en tout cas pas en Chine comme le veut une légende
tenace ; la légende hindoue de Cyrrohée et Bantas
en fait mention. Il existe une preuve et une attestation beaucoup
plus scientifiques et irréfutables par la découverte
en Egypte d'une momie d'une prêtresse d'Hator datant de
la XIè dynastie (2200 av JC) qui présente des marques
de tatouages sur le corps. On peut également voir au musée
de Leningrad, le corps d'un guerrier Shiite conservé dans
les glaces pendant quelques 2000 ans, découvert en parfait
état de conservation en 1947 et dont les bras sont recouverts
de tatouages sophistiqués. Les tatouages en couleurs se
développèrent fortement chez les Maoris de Nouvelle-Zélande
et furent pendant un temps une forme d'ornement prisée
en Chine, en Inde et au Japon. On pensait que les tatouages offraient
une protection contre la malchance ou la maladie. Ils servaient
aussi à identifier le statut ou le rang, ou l'appartenance
à un groupe. Leur utilisation la plus courante, était
cependant, une forme de décoration Plus prés de
nous et en Europe, on en trouve des traces chez les gaulois et
les ethnies "britanniques" (César note dans "De
bello gallica" que tous les bretons se colorent la peau avec
une matière colorante de teinte bleue".). Les romains
utilisaient le tatouage pour marquer les mercenaires, les esclaves,
les criminels et les hérétiques. Ainsi après
la bataille de Hasting, le corps décapité et mutilé
du roi Arnold put être identifié par le mot "Edith"
qu'il portait tatoué sur sa poitrine. Les premiers chrétiens
d'orient, et en particulier les Coptes se faisaient tatouer des
symboles de leur religion, cette coutume s'est d'ailleurs perpétué
longtemps (jusqu'au XXè siècle) parmi les pèlerins
de passage à Jérusalem. Puis les techniques de tatouage
évoluèrent et en 1891, Samuel O'RILEY, inventa la
machine à tatouer électrique qui permis de gagner
en rapidité, en finesse d'exécution, et diminua
considérablement la douleur le tout avec une hygiène
plus rigoureuse. A partir des années 1970, le tatouage
se démocratisa et devint un phénomène de
mode touchant toutes les classes de la société,
du cadre supérieur aux artistes ; ceci sous l'impulsion
d'artistes tels Spyder Webb ou Lyle Turttle. Ce qui était
jusqu'à présent l'apanage des marginaux a alors
peu à peu séduit artistes, médecins et hommes
d'affaires, hommes et femmes confondus.


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