
Et
si on comparait…
voici un article très intérréssant
qui résume très bien les vertues de l'allaitement.
Plus
que parfait, ce lait maternel!
Par Sophie Lepage
L'allaitement
maternel - on le clame haut et fort sur toutes les tribunes -
constitue l'alimentation par excellence pour les nouveaux nés.
Pourtant, moins de la moitié des Québécoises
optent pour cette méthode. Et six mois après avoir
quitté l'hôpital, elles ne sont plus qu'une minorité
à donner le sein.
Selon
Isabelle Cloutier, présidente de Nourri-Source Lanaudière
et marraine d'allaitement, il y a carrément un manque de
modèles pour les femmes qui désirent allaiter. "Il
y a un grand fossé entre les générations
concernant l'image de l'allaitement. Au moment de la deuxième
Grande Guerre, les biberons de laits artificiels ont été
promus pour que les femmes puissent aller travailler à
l'usine. Les préparations lactées pour nourrissons
ont alors été présentées comme supérieures
au lait maternel : elles constituaient un signe de modernité
et de richesse." Cette conception est encore ancrée
dans les mentalités. Quelle femme ayant décidé
d'allaiter n'a pas reçu sa part de : "ton lait n'est
pas assez bon, t'en as pas assez, tu te casses trop la tête?".
Il faut dire que les entreprises pharmaceutiques ont tout fait,
à une certaine époque, pour vendre leurs produits.
Et
si on comparait…
Mais toutes les recherches démontrent que le lait maternel
offre plus d'avantages que le lait artificiel. Le lait maternel
a l'insigne caractéristique de protéger l'enfant
d'éventuelles infections en lui transférant des
anticorps. De plus, sa composition se modifie continuellement
selon les besoins précis du bébé, et ce tout
au long de la tétée, d'heure en heure et au fil
des mois. Si le bébé est prématuré,
le lait maternel sera naturellement adapté en conséquence.
Disons que la composition des préparations lactées
n'est pas aussi sophistiquée...
Techniquement,
les laits industriels pour nourrissons imitent le lait humain
et sont pourvues d'excellents éléments nutritifs.
"Mais le lait maternel contient des substances qui ne sont
pas identifiées et qui, par conséquent, ne peuvent
pas être reproduites dans le lait artificiel", explique
Nathalie Jobin, nutritionniste.
Isabelle
Cloutier, de Nourri-Source, croit qu'en plus des qualités
nutritives du lait maternel, on doit insister sur l'importance
de la transition du milieu utérin à la vie. "L'allaitement
est un prolongement de la grossesse et du cordon pour le petit.
Ça l'aide à s'adapter : il retrouve le côté
maternel chaleureux ainsi que les odeurs qui lui sont familières."
Maman
en sort aussi gagnante
Mais trêves d'avantages pour les bébés : l'allaitement
apporte aussi son cortège d'aspects positifs pour la mère!
La femme qui allaite perd son poids plus rapidement et a moins
d'hémorragies utérines. De plus, en allaitant, elle
produit de la prolactine, cette hormone de relaxation qui peut
aider à réduire le babyblues. Les études
tendent à démontrer que les femmes qui optent pour
l'allaitement maternel risquent moins d'être atteintes d'un
cancer du sein, de l'ostéoporose et d'un cancer de l'utérus.
Attention
à la pression sociale!
Les femmes ne devraient toutefois pas se rendre malheureuses si
elles allaitent moins longtemps qu'elles ne l'auraient souhaité.
Beaucoup voit alors leur image de la "parfaite maman"
se briser. Le docteur Isabelle Verdi, du Médi-Club du Sanctuaire,
voit trop de femmes pleurer dans son bureau parce qu'elles souffrent
de la pression sociale entourant l'allaitement. "Oui, le
lait maternel est parfait et tout le monde est pour son utilisation!
Mais certaines femmes haïssent cela, elles ont mal... et
se sentent énormément coupables. Le plus important
pour l'enfant, c'est que sa mère soit bien dans sa peau
et heureuse, quitte à cesser d'allaiter. Tout le reste
suivra".
Car
il ne faut surtout pas oublier que tout effort d'allaitement est
à valoriser, quelle que soit sa durée finale. Trois
jours c'est déjà mieux que pas du tout, ça
apporte au bébé du colostrum, ce puissant anti-infectieux
sécrété par la mère au cours des jours
qui suivent la naissance. Et six mois, c'est peut-être moins
bien que la durée idéale d'un an, mais c'est déjà
fantastique!

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