Pourquoi j’écris cette tartine ici ?
Je n’en sais rien, pour dénoncer ce que déja
tout le monde se doute sur les Emplois jeunes, sûrement
pour me soulager, pour vous faire partager mon amour pour
les enfants et mon envie d’avancer.
Voilà :
Après une bonne semaine de déprime, le soleil
brille dans ma demeure, je dois admettre que la charmante
dame de l’ANPE suite à notre entretient n’a
pas été des plus stimulante et encourageante,
loin de là. Après 5 ans d’emploie jeune
dans l’éducation national ou j’ai investie
mon énergie sur un poste de prof de dessin, de bibliothécaire
et d’animatrice d’art plastique, dans une grande
école (15 classes) je m’attendais à
un peu plus de valorisation dans cette société.
Oui c’est beau le rêve ! Nous sommes nombreux
à avoir été ainsi abandonné
dans la nature et faisant tâche dans les statistiques
du chômage. Du coup à L’ANPE ils sont
pressés de nous voir reprendre le chemin du boulot,
peu importe ce que l’on trouvera …
Dans le genre précaire on aura pas fait mieux : 5
ans de couverture social médiocre, on ne peut pas
s’arrêter en cas de maladie car remboursée
à 50% sans complément évidemment. Pas
d’indemnité de fin de contrat et un chômage
réduit à 700 jours, le tout pour bien sûr
un SMIC (On leurs manque déjà) ! Quand à
la fameuse formation et accompagnement (tremplin comme ils
disaient) à l’emploie de l’éducation
nationale, je l’attend toujours. Enfin bref cette
charmante dame me demande d’être compréhensive
et de chercher très vite un travail : pas de problème
je lui répond mais dans mon secteur on a rien sans
diplôme (petite enfance) et ce malgré mes 5
années en tant que prof à temps complet.
Le comble c’est qu’elle n’a que 4 lignes
pour lister les démarches que j’ai effectué,
et donc elle est obligé d’abréger, d’omettre
pour tous faire rentrer. Ce serai risible si la situation
n’était pas si pathétique.
On m’avait promit une VAE facile à la fin de
mon contrat et la réalité est toute autre,
La validation des acquis par l’expérience est
un droit certes mais pas encore appliqué dans tous
les domaine (loin de la), donc il faudra faire une VAE d’éducateur
spécialisé ou rien du tout ! (Pour démarrer
de suite un projet) sauf que ce diplôme n’a
rien à voir avec ce que j’ai fait : «
c’est pas grave qu’on me dit, il a quand même
de bonne perspective ce diplôme !! » Mais de
qui se moque t-on ?
Donc me voilà démoralisé, me demandant
comment avancé dans mon projet.
Je réfléchie et puis je me dit pourquoi ne
pas passer un CAP petite enfance ?même si ce diplôme
est plus petit que le BAC, il m’ouvrira des portes
et me permettra de mettre un pied dedans et de mettre en
avant mon expérience !
L’avantage c’est que je n’ai pas à
passer les modules généraux. Il faudrait que
je le passe par correspondance (CNED), me reste juste a
convaincre l’ANPE de valider mon projet dans le cadre
du retour à l’emploi.
J’ai passé quelques coups de fils (beaucoup),
lu beaucoup de chose, passer un certains nombre de rendez
vous. Mon projet tiens bien la route, sur du court comme
sur du long terme (pourquoi pas un autre diplôme après
celui-ci, une fois en poste), bref j’espère
qu’au prochain entretient cela collera pour commencer
à bûcher en septembre. « La dame, va
pas falloir qu’elle me chauffe ! » lol car en
plus :
Sachez que tout n’est pas si simple, on dit que
l’éducation est accessible à tous lol
et bien pour un CAP petite enfance elle a un prix entre
300 et 1600 euros suivant les organismes.
Je vais manger des pâtes souvent je crois !
Je suis sûre d’une chose c’est que
dans le secteur de la petite enfance il y a peu d’espoir
d’y travailler si on n’a pas au moins un diplôme
qui correspond à cette activité. Faut savoir
parfois arrêter de rêver, faut juste aussi savoir
rebondir ….
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