
Mon
allaitement
Ce fut pour moi une jolie aventure parfois douloureuse, on encourage
les mamans a donner le sein mais on oublis souvent combien cela
peut être aussi difficile.
Lors de la grossesse on se pose 1000 questions, mais celle qui
a la réponse la plus importante c’est de savoir si
on est ultra motivée.
Chaque choix est unique est dépend de chaque situation.
Il ne faut pas se culpabilisé parce que l’on a pas
envie d’allaiter, que l’on préfère le
biberon. L’essentiel c’est de s’affirmer Le
relationnel avec bébé c’est dans la tête
et le cœur avant tout, pas besoin d’objet de transition
pour établir le plus beau lien du monde avec son enfant.
On n’aime pas plus son enfant parce que l’on donne
le sein. Faire les chose pour faire comme les autres, ou pour
éviter de se culpabiliser, ou parce que la famille dit
que c’est mieux , c’est déjà mal commencé
son allaitement et surtout pour de mauvaises raisons.
Moi j’ai eu des le début de ma grossesse la conviction
que l’allaitement était vital pour moi, de par mon
passé, je devais avoir se relationnel avec mon bébé.
C’est surtout cela qui a sauvé mon allaitement qui
était au départ inexistant.
Je me suis donc renseigner, car quoi que l’on dise c’est
toujours le plus important de se renseigner. Mon bébé
devait arriver bien plus tôt à 31 semaines et je
me demandais comment cela se passera si je voulais allaiter.
J’étais donc prête face à des situations
difficiles.
Quand Rachel a pointé son nez a 38 semaines, je me suis
dit ouf le plus dur est fait, et bien pas du tout ;
Au départ on s’imagine que le problème cela
va être sa capacité a allaiter, et bien pour nous
c’était que Rachel préférait nettement
dormir que de manger. Elle a pourtant était mise aux seins
dés le départ. Tout s’était bien passé.
Mais ma fille pesait 2kilos650 à la naissance, elle est
petite et semblait fatiguée. Elle passa les deux premiers
jours de sa vie à dormir, on lui faisait des tests de glycémie
pour vérifier que tout aller bien.
Au bout du 2 Emme jour ma fille a perdu déjà 10%
de son poids, elle pèse 2kilos450 et a une faible résistance
au froid. Elle n’a pas de graisse, et a du mal à
réguler sa température.
Mes seins très peu sollicités, ne semble pas avoir
envie de donner du lait, il y a un peu de colostrum, on me dit
que c’est bien suffisant pour un début.
Mais Rachel persiste, elle préfère de loin dormir,
a la clinique on me réveille toute les 3 heures pour lui
donner le sein, nous devons la stimuler : tout y passe : gant
de toilette, gratte gratte, on la déshabille, on la change,
mais Rachel reste sur sa conviction. Je dois entre temps stimuler
mes seins au tire lait électrique. Je sollicite donc mes
seins presque 18 fois par jour. J’ai mal, je suis fatiguée,
je ne dors pas, j’ai a peine le temps de manger, de me doucher.
Heureusement la clinique permet à mon chéri de rester
la nuit à la clinique. Il se charge ainsi de la partie
stimulation. Ce qui me permet de grappiller quelques minutes de
sommeil.
Au bout du 4 Emme jour, la montée de lait n’étant
toujours pas la, on me propose le biberon mais seulement a titre
transitoire, le temps que Rachel reprenne des force et puisse
se débrouiller seule, je dois continuer de tirer mon lait.
Un autre problème se pose : Rachel ne semble pas savoir
comment prendre le sein, je suis obligé de l’aider
en portant des téterelles (petit bout de seins en silicones)
Je pèse Rachel avant de manger et puis après manger
pour vérifier la quantité de lait quelle a pu prendre
(rituel quotidien durant les 3 semaines qui suivirent) Je suis
loin de l’allaitement idéal. Mes seins sont en feu,
la quantité de lait est misérable et Rachel ne boit
pas beaucoup même au biberon avec sa prise de 10gr par jour,
rattraper sa courbe de poids parait mission impossible.
Je commence à prendre de l’homepathie pour m’aider
à stimuler la montée de lait. Je rentre chez moi,
je ne sais toujours pas mettre au sein Rachel correctement. Je
fais appel a une sage femme qui est donc venu a domicile durant
1 mois 2 fois par semaine pour m’aider (merci beaucoup).
Au bout d’un mois de combat incessant, Rachel savait téter
sans téterelles, j’avais du lait et tout se passait
enfin pour le mieux, elle prenait 1kg400 par mois.
Pure bonheur, pure chaleur toutes les peines du monde valaient
bien ces moments uniques dans ma vie.
J’ai du arrêter d’allaiter au 3 Emme mois de
Rachel (a 1000 regret) : pas a cause du manque de lait, mais bien
a cause de la
La façon dont Rachel prenait le sein, elle avait trop d’aérophagie.
Normalement c’est un problème qui se pose au biberon)
J’ai donc recommencé à tirer mon lait durant
3 semaines et puis ensuite, la fatigue me rattrapant je suis passée
au lait industriel !
Ce dont je suis sure c'est que malgré les larmes, les douleurs,
les moments de doute, de désespoir parfois: La prochaine
fois je ferai mieux, j’irai jusqu’au 6 Emme mois voir
plus si je peux ! En tout cas : que ce soit 1 minute ou bien 6
mois je ne regrette absolument rien !
Vous
trouverez sur les mur du cabinet de votre gynécologiste
ou de votre sage femme les oeuvres de Gustav Klimt peintre engagé
envers la cause des femmes: l'amour maternelle, et la femme enceinte
ont souvent été ses sujets préférés


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